Aborder l’Histoire avec les enfants à travers les romans historiques : l’exemple des histoires de la mythologie et des textes fondateurs de la bible

Il est selon moi important de stimuler l’intérêt et de faciliter l’accès des jeunes lecteurs à notre patrimoine culturel et historique.  Et les romans historiques apparaissent comme un excellent moyen d’intéresser les enfants à l’histoire de notre civilisation.
Les Editions Nathan ont très bien compris cette importance, en créant deux collections de qualité. Cependant, rappelons que les romans historiques ne s’adressent pas uniquement aux enfants. En effet ils sont également très bien adaptés aux adultes souhaitant redécouvrir leur histoire.
C’est pourquoi je considère comme intéressant et important de vous présenter ces deux collections, et de vous inviter à découvrir et à lire les ouvrages qui les composent.

Une définition du Roman historique pour la jeunesse

« Le roman est une fiction, une invention d’auteur ; l’Histoire est la réalité du passé de l’humanité ». (Bertrand Solet dans Le roman historique, invention ou vérité ?)

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Bertrand Solet, Le roman historique, invention ou vérité ?, Editions du Sorbier, 2003.

Bertrand Solet est, depuis 1970, un auteur français d’une soixantaine de récits, et membre de la chartre des auteurs et illustrateurs de jeunesse.

Le roman historique, est donc un outil didactique qui se situe à la frontière entre respect de la vérité historique et imagination de l’auteur.

C’est une fiction ayant pour cadre le passé, avec une ambition de reconstitution et d’explication.
Le récit historique est un détour par le passé proposé par un auteur, pour transmettre un message à son jeune lecteur qui, grâce à l’identification aux héros, pénètre plus facilement dans ces univers temporels éloignés de lui.

Dans son ouvrage, Bertrand Solet dresse une typologie des romans historiques ainsi qu’un état des lieux de l’offre actuelle. Il propose une sélection d’ouvrages organisée par périodes clés de l’histoire.
Aussi il montre combien le roman historique pour la jeunesse a considérablement évolué en se renouvelant dans sa forme et en s’enrichissant dans ses contenus pour répondre à l’engouement croissant des jeunes.

Le roman historique : un outil pédagogique

C’est en 1867 que l’enseignement de l’Histoire devient obligatoire. Il vise à mettre en place chez les élèves « une mémoire collective, nationale, supposée cimenter un passé partagé, commun à tous, afin de les rassembler dans un même destin, nourri du même sentiment national ».
(Jean Vogler dans Pourquoi enseigner l’Histoire à l’école)

Aborder l’Histoire avec les enfants, cela a pour but de favoriser leur questionnement.
En effet, on considère que connaitre les événements du passé, permet aux enfants de mieux comprendre le présent et de construire ainsi de manière progressive les outils d’une pensée critique leur permettant de se forger leur propre jugement sur le monde qui les entoure.

Les collections de romans historiques des Editions Nathan Jeunesse

Aux éditions Nathan, Histoires noires de la mythologie, est une collection de romans dont le héros ou l’héroïne est un personnage légendaire de la mythologie grecque, romaine ou égyptienne, connu pour son destin tragique : Ulysse, Hector, Héraclès, Thésée, Ariane, Isis, Achille, Antigone, Phèdre, Psyché…

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Valérie Sigward, Le secret de Phèdre, Nathan, Histoires noires de la mythologie, 2004.


Ces romans sont des réécritures originales des grands mythes, emmenant le jeune lecteur à la rencontre d’un héros, et lui permettant ainsi de plonger à la découverte de notre patrimoine culturel.
Aussi, un dossier complet sur le mythe, son origine et la diversité de ses interprétations à travers les siècles, est proposé à la fin de chaque ouvrage pour satisfaire la curiosité et la soif de connaissance des jeunes lecteurs.

Dans la lignée des Histoires noires de la mythologie, les Histoires de la bible nous amènent à découvrir les histoires et les destins des personnages marquants de la bible, qui ont fondé notre civilisation et sont la base de notre patrimoine culturel.

Aussi, la lecture des ouvrages de la collection Histoires de la Bible est tout à fait adaptée à une classe de sixième, car tout en restant fidèles aux textes originaux, ils constituent des versions modernisées et des adaptations de qualités facilitant la connaissance et l’approfondissement des divers épisodes bibliques : Noé, Eve, Caïn, Judas, Moise…

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Flore Talamon, Noé face au Déluge, Nathan, Histoires de la Bible, 2012.

@FannyRegert

23e Semaine de la presse ou comment apprendre à traiter l’information

La 23e Semaine de la presse coordonnée par le Clemi s’est déroulée du lundi 19 au samedi 24 mars 2012, le thème était : « Des images pour informer ».
De nombreux établissements semblent favoriser la rencontre entre les élèves et professionnels des médias.
En effet, l’
article Renvoyé spécial à Schuman : la force du témoignage (Le Républicain Lorrain) nous fait part de la rencontre entre le journaliste syrien en exil en FranceKhalil Al-Haj Saleh et les élèves de BTS et de terminale du lycée Schuman, à Metz.
Le Populaire du Centre a envoyé une
de ses journalistes au Lycée Agricole de Magnac-Laval afin d’échanger avec les élèves dont la rencontre est présentée dans l’article Journalistes en herbe au lycée agricole.
Enfin l’article
Les élèves à la rencontre des journalistes (l’Union), nous présente une rencontre-débat avec des journalistes et les élèves du lycée Jean-Talon.
Chaque interview est l’objet de préparations méticuleuses. Les questions sur le métier de journaliste, la vérification des sources de l’information et la concurrence avec la presse en ligne sont les plus posées.
L’intervention du journaliste Syrien (dont les questions ont été préparées en anglais) a surpris les élèves. Recevoir une information directe sans retranscription par les médias était une première.
« C’est forcément un autre regard sur les choses. Il est en quelque sorte ambassadeur de son pays et porte un point de vue direct, concerné, qu’aucun média occidental ne peut réellement retranscrire », explique un élève. Le journaliste a insisté sur la liberté d’expression pour son pays.

Le Concours de Unes, organisé en partenariat avec l’académie de Créteil et l’AFP connaît un grand succès.
Le
collège Paul-Bert de Capestang dans Des collégiens jouent les apprentis journalistes (Midi Libre) y participait ainsi que les élèves du Lycée Agricole de Magnac-Lava (Le Populaire du Centre).
Le 20 mars, dans chacun des établissements, un groupe d’élèves construit la une de leur journal d’après des dépêches de l’agence AFP, représentant l’actualité. La difficulté réside pour les uns de travailler dans l’urgence, de trier et hiérarchiser l’information, pour les autres de synthétiser, de réaliser une mise en page pertinente… Cet exercice est l’objet de nombreux débats entre les élèves et permet de développer un esprit critique. Un jury distinguera les meilleures unes.
Ouest France
dans son article : Visite du recteur d’académie aux acteurs de la semaine de la presse, nous présente le journal en ligne Pleine-Info des élèves du collège François-BruneCe journal connait un vif succès (850 visiteurs en deux mois). Il présente les actualités concernant le collège ainsi que toutes les informations sur l’actualité du monde… Comme le souligne le recteur Alexandre Steyer « c’est faire partie des citoyens de demain que de comprendre la presse dès le plus jeune âge ».

Enfin, comment ne pas conclure avec l’article de Thierry Magnol : Tuerie de Toulouse : fallait-il tout dire ? (Sud Ouest). En effet, la semaine de la presse a commencé en même temps que la tragédie de Toulouse. Quel est le rôle des médias dans son relais avec les informations données par les pouvoirs publics ? Afin d’épargner certains jeunes lecteurs de faits divers violents, le journaliste nous rappelle que « L’émotion ne doit pas prendre le pas sur l’information ».

Un correspondant. Des collégiens jouent les apprentis journalistes [en ligne]. Midi Libre, 25.03.2012. Factiva (consulté le 25.03.2012)
Un
correspondant. Visite du recteur d’académie aux acteurs de la semaine de la presse [en ligne]. Ouest France, 24.03.2012. http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Visite-du-recteur-d-academie-aux-acteurs-de-la-semaine-de-la-presse-_35222-avd-20120324-62498957_actuLocale.Htm (consulté le 25.03.2012)
THIERRY MAGNOL
. Tuerie de Toulouse : fallait-il tout dire ? [en ligne]. Sud Ouest, 24.03.2012. http://mediateur.blogs.sudouest.fr/archive/2012/03/24/tuerie-de-toulouse-fallait-il-tout-dire.html (consulté le 25.03.2012)
H.B. Renvoyé spécial à Schuman : la force du témoignage [en ligne]. Le Républicain lorrain, 24/03/2012.
http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/03/24/renvoye-special-a-schuman-la-force-du-temoignage (consulté le 25.03.2012)
Un
correspondant. Journalistes en herbe au lycée agricole [en ligne]. Le Populaire du Centre, 29.03.2012. Factiva (consulté le 29.03.2012)
Un
correspondant. Semaine de la presse à l’école, les élèves à la rencontre des journalistes [en ligne]. L‘UNION, 27.03.2012. http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/semaine-de-la-presse-a-lecole-les-eleves-a-la-rencontre-des-journalistes (consulté le 29.03.2012)

Apprendre en jouant : Vous êtes sérieux ?

Serious Games, gamification, jeu vidéo éducatif, mondes virtuels … Un nouveau lexique vidéo-ludique a vu le jour depuis quelques années un peu partout, entre autres dans les médias, en pédagogie et dans les entreprises.

En guise de présentation, nous vous proposons un historique du jeu vidéo complet ici ou encore (plus synthétique !).

Le jeu vidéo, créé et développé il y a 50 ans, s’est installé dans notre vie quotidienne, sur de multiples supports et touchant toutes les générations (Cf. Rapport sur le jeu vidéo en France réalisé par le Syndicat du Jeu Vidéo). Nous y apprenons notamment que 63% des français jouent à des jeux vidéo, le jeu en ligne étant privilégié et que le chiffre d’affaire du secteur est de 52 milliards d’euros dans le monde. En bref, le jeu vidéo est un divertissement social de masse qui est tout de même devenu la première industrie culturelle française et mondiale.

Depuis peu de temps, le jeu vidéo entre dans les entreprises, les écoles de formation, les collèges et les lycées, les hôpitaux et bien d’autres structures sous la forme des Serious Games, comprendre ici « Jeux sérieux ».  Késako ? Il s’agit de jeux utilisés dans le cadre de formations, de sensibilisations ou encore pour la promotion d’un produit ou d’un service. L’enjeu est de dépasser le simple divertissement vidéo-ludique pour utiliser cette technologie a des buts ludoéducatifs.

Vidéo de présentation des Serious Games et d’une unité d’enseignement au sein de l’Université de Strasbourg :


Nous constatons que le Serious Game utilise les même mécanismes du jeu vidéo afin d’atteindre de nouveaux buts et de s’insérer dans le cadre d’une pédagogie par le jeu. Le secteur est florissant et prometteur pour l’avenir générant une véritable économie du jeu sérieux représentant 10 milliards de dollars par an à l’échelle internationale. Pour certains spécialistes comme Eric Sanchez, Muriel Ney et Jean Marc Labat, la pédagogie par le jeu sérieux répondrait davantage au profil et aux attentes des nouvelles générations. Toutefois, des interrogations subsistent comme le fragile équilibre entre « le plaisir du jeu et le sérieux des objectifs » et la nature des apprentissages liés à l’utilisation des jeux vidéo.

Dans cette section du blog, nous délaisserons volontairement les Serious Games à vocation publicitaire afin de nous pencher, au fil des articles, sur une utilisation de ces technologies dans la pédagogie et plus particulièrement en milieux scolaire et universitaire (exemples de jeux sérieux en  milieu éducatif). « Apprendre en jouant » ou comment le jeu vidéo s’adapte au service de l’enseignement. Une question qui suscite des débats au sein des professionnels de l’éducation, du jeu vidéo et de nombreux domaines.

Vos observations et suggestions sont les bienvenues !

Afin de trouver des sources d’informations sur les Serious Games, rendez-vous ici.

@francoisverrier

Le travail d’illustrateur et les illustrations dans les livres de jeunesse

Que savez-vous des illustrateurs de livres de jeunesse ?
Le métier d’illustrateur est souvent placé au second plan, derrière le métier d’auteur. Pourtant son rôle est d’une grande importance, et son travail mérite d’être mieux connu du public.

Tout d’abord, un travail de collaboration.
L’illustrateur travaille la plupart du temps en collaboration avec l’auteur du texte, par l’intermédiaire de l’éditeur. La rencontre peut s’avérer très fructueuse lorsque le courant passe entre les deux artistes, mais surtout lorsque leurs imaginaires, leurs manières de penser sont proches.
Le regard de l’auteur aide et guide l’illustrateur. En effet, l’auteur a une vision bien claire de son histoire, et il attache de l’importance à des éléments que l’illustrateur ne mettrait pas forcément prioritairement en valeur.

Une brève histoire de l’illustration pour la jeunesse
Entre les premières images créées à l’intention des enfants pour des ouvrages pédagogiques tels que les abécédaires, et les ouvrages d’aujourd’hui, la distance est grande.
D’une part les techniques ont énormément évoluées, et d’autre part notre société et plus particulièrement la société des enfants-lecteurs a considérablement changé.
On peut ainsi distinguer trois temps dans l’histoire de l’illustration pour la jeunesse :
– Des origines à 1968, avec les premières images à l’intention des enfants : citons notamment le très connu Gustave Doré qui met en images les contes de Charles Perrault.

Gustave Doré, illustration (gravure) pour le petit Chaperon Rouge.

L’illustration de Gustave Doré a une fonction ornementale, mais elle propose aussi une interprétation du texte.
Le conte se présente comme un court récit, avec de nombreuses allusions mais sans réel détail dans les descriptions. Cette forme d’économie dans l’écriture, le rapide enchaînement des actions et la breveté des descriptions, permettent à l’image de dépasser la simple paraphrase et de venir enrichir le texte par des détails plus ou moins signifiants. Gustave doré choisit de ne pas représenter la dimension merveilleuse du conte.
Par son style, il sollicite les émotions du lecteur et l’invite à entrer dans les images. Il donne de la crédibilité à ses illustrations en mettant en valeur l’étrangeté, le drame et l’angoisse des situations.

– De 1968 à 1985, période où l’enfant devient un lecteur à part entière.
– Des années 80 à nos jours, où l’image s’émancipe du texte.

Une interaction essentielle de l’illustration avec le texte
La présence de l’illustration est une des grandes caractéristiques de la littérature de jeunesse et son interaction avec le texte est essentielle.
L’illustration de livres de jeunesse est un mode d’expression qui obéit à des règles précises, contrairement à la peinture qui,  elle, offre davantage de liberté à l’artiste. L’illustrateur doit toujours tenir compte de la tranche d’âges du public auquel il s’adresse.
Les illustrations pour la jeunesse sont le plus souvent le premier contact des enfants avec la création artistique et leur première initiation à la narration.
La valeur ajoutée apportée par les illustrations par rapport au texte nu est plus qu’évidente.
Tout en traduisant la sensibilité de l’illustrateur, son univers, ses références culturelles et ses couleurs, elles deviennent une manière de musique qui accompagne la lecture du jeune en le transportant dans la magie du rêve. L’illustration développe l’imaginaire des enfants, elle est une façon d’ouvrir l’esprit.
Non seulement l’image sert de révélateur pour le texte, mais aussi et surtout elle s’attache à transporter le jeune lecteur dans un espace de liberté tout en nourrissant son imaginaire.
En effet, le lecteur sans les images, se les imagine avec son univers. L’illustration est là pour proposer des pistes, pour proposer un regard et une interprétation autres. L’image doit aller au-delà du texte afin de séduire le lecteur.
Dans les images pour enfants, on constate une utilisation minimale des perspectives, un peu compliquées pour les enfants. L’illustrateur doit imaginer sans cesse pour mettre en images une histoire et lui donner une ambiance particulière.

Le petit chaperon rouge de Charles Perrault illustré par Christian Roux

La version initiale du texte est respectée. Le noir et le rouge dominent dans les illustrations, sur un fond associant le blanc au vert. Les illustrations sont ici dépouillées de tout détail inutile, on arrive donc à un résultat synthétique. Il s’agit d’une peinture émancipée.

Pour en savoir plus sur le travail d’illustrateur :

–  L’interview de Geoffroy de Pennart : auteur et illustrateur français d’albums à succès comme « le chapeau rond rouge », « le loup est revenu » ou encore « le loup sentimental ».

–  La vidéo de l’école des loisirs : Geoffroy de Pennart nous parle de son travail d’illustrateur, et détaille les différentes étapes de la réalisation des illustrations.

@FannyRegert

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L’Escale du livre 2012

Focus sur la Journée Professionnelle

Du 30 mars au 1er avril 2012 le livre était à l’honneur au quartier sainte croix…

Patrick Duprat (http://www.cndp.fr/savoirscdi/societe-de-linformation/reflexion/le-choix-de-lire-du-necessaire-engagement-du-lecteur/le-choix-de-lire-les-videos.html#c6750 ), Inspecteur pédagogique régional, établissements et vie scolaire annonçait la couleur de cette dixième Escale du livre dès l’introduction de la conférence matinale en disant : « le livre n’est pas prêt de mourir ».
Pourtant s’il n’est pas prêt de mourir il est sévèrement concurrencé par les pratiques numériques et souvent délaissé pour un écran, notamment par le jeune public qui recherche l’attractivité…
Cependant à ceux qui prétextent ne pas «avoir le temps de lire », les auteurs Jérôme Lafargue (http://www.quidamediteur.com/NewFiles/livres/OmbresSilvestres.html) et Ricardo Sumalavia, invités à cette 10ème édition consacrée à la nouvelle et à la fiction, auraient sans nul doute répondu qu’une nouvelle ou une micro-fiction ne requiert pas de temps pour être lue, à la différence d’un roman par exemple. En revanche, la fiction courte comme la nouvelle engage davantage d’exigences de la part des éditeurs affirme Ricardo Sumalavia (http://www.espaces-latinos.org/sumalavia.php?PHPSESSID=5a47f08f5eadef802c7dcebd3c6d254b ), lequel se fixe déjà au préalable ses propres exigences en considérant que « le but de l’écriture est d’arriver au silence ».

Cette première conférence riche en débats entre libraires, auteurs, journaliste/critique et public a cédé le pas à une intervention dynamique et intéressante de Serge Dufour, directeur du CDDP Charente Maritime, qui a présenté une action pédagogique (http://www.crdp-poitiers.cndp.fr/cddp17/index.php?affzone=Actu&idactu=620) mise en œuvre avec des élèves de quatrièmes et troisièmes, visant à leur donner envie de lire et d’écrire. Cette démarche pédagogique aspirait à unir le livre et les nouvelles technologies. Pour ce faire les élèves devaient écrire une nouvelle à l’aide d’un auteur qui les corrigeait grâce à la communication électronique, dans le but de participer à un concours d’écriture. Auprès des élèves cette action a été un franc succès tout comme elle a enthousiasmé le public de l’Escale du livre (http://escaledulivre.com/ )qui s’est adonné à faire de nombreux commentaires ainsi que des interventions enrichissantes pour toute l’assemblée.

Par ailleurs, tout au long de la journée et du weekend c’était un plaisir de parcourir les différents stands proposés : activités pour et avec les enfants, siestes littéraires, lectures publiques, libraires venus présenter leurs nouveautés et coups de cœur…

Enfin bref, une dixième bougie soufflée par de belles rencontres, par le pouvoir des mots et par ceux qui leur donnent vie…

Pour ceux qui auraient manqué cet anniversaire, la prochaine fois que vous verrez ceci :

                    

…Venez donc faire escale!!!

@eetcheveste

L’identité numérique

La question de l’identité numérique est sur toutes les lèvres, dans les mondes éducatifs et professionnels, chez les adultes comme chez les adolescents. Cette question fait diverger les points de vue, c’est d’ailleurs ce qui lui vaut sa cote de popularité : certains protègent leur identité à outrance pendant que d’autres divulguent la leur sans limites.

Il est donc nécessaire de comprendre les enjeux liés à l’identité numérique afin de construire son propre point de vue sur la question. Nous laissons tous notre empreinte sur la toile, ainsi l’identité numérique se construit sur l’ensemble des traces que nous laissons volontairement ou non sur le Net. Depuis l’évolution en Web 2.0 l’utilisateur est encouragé à partager ses opinions et ses réactions. A travers cette participation, on peut retracer le profil d’un utilisateur non seulement son nom, prénom, adresse IP mais en plus en se faisant une idée sur ses préférences politiques, religieuses ou sexuelles. Ce qui touchait à la vie privée est désormais exposé sur le Net.

 

C’est ici que divergent les philosophies : pour certains si la protection de la vie privée est impossible alors autant se passer d’ internet ou en limiter son utilisation, s’il est vrai que des pratiques irréfléchies peuvent entraîner des problèmes et porter tord à son e-réputation, est-il néanmoins envisageable de se couper d’un tel outil ? Peut-on réellement de nos jours envisager une pédagogie sans le facteur internet ? N’est-il pas préférable de le prendre pour ce qu’il est : un terreau d’information?

Ainsi la réponse ne se trouverait-elle pas dans les actions pédagogiques qui peuvent être menées auprès des jeunes (et des moins jeunes) ? Il est intéressant de voir que la demande de formation est très forte dans les collèges comme dans les lycées et que les élèves se montrent sensibles à la question tant elle touche à leurs pratiques intimes. Il est alors possible d’entamer une réflexion autour des termes comme la e-réputation mais aussi les pratiques des employeurs ou l’hégémonie de certaines entreprises liées aux nouveaux médias et à leurs manières de se financer.

Afin d’ouvrir la question je vous propose certains sites ou articles que j’ai repérés pour vous :

Un guide pratique sur l’identité numérique

L’excellent travail des master 2 sur la question

Et un point de vue universitaire

 

@sybilnile

Les droits de la propriété intellectuelle

Nicole Ferry-Maccario présente les modalités des quatre grands droits de la propriété intellectuelle : le droit d’auteurs, le brevet,  les marques, les dessins et modèles. J’apprécie le fait que cette petite vidéo résume le thème ( un peu complexe parfois) de la propriété intellectuelle clairement et en un minimum de temps !

@DmonirePitrolle

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